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Les termites

Les termites

Les termites sont apparus il y a plusieurs millions d’années. En France ce sont les termites souterrains qui lors de leur recherche de nourriture (cellulose) causent les dégâts les plus importants. Ils peuvent alors passer dans des interstices très étroits. Ils ont une espérance de vie d’environ 4 ans sauf la reine dont l'âge peut dépasser les 20 ans.

Description

Ordre des isoptères
(deux paires d’ailes semblables)

Caractéristiques :
Longueur pouvant atteindre 30 mm, yeux en forme de haricots, deux paires d’ailes membraneuses, pièces buccales adaptées à la mastication et au léchage, surface dorsale du premier segment thoracique se prolongeant en arrière par un petit lobe qui recouvre la base de l’aile avant, abdomen rétréci à sa base, métamorphose graduelle avec des stades différents d’oeuf, de larve, de nymphe et d’adulte. Les termites disposent d’un système social complexe.

Famille :
7 principales familles dans le monde, et plus de 1200 espèces (dont plus d’un tiers en Afrique). Les termites abondent dans les pays chauds. Certaines espèces construisent de grands nids en terre gâchée appelés termitières. Ils sont de véritables fléaux dans les endroits habités, détruisant les matières cellulosiques, les constructions...

 

Dans les départements d’outre-mer la diversité des termites est plus importante. Cela se traduit par une plus grande variété de leurs attaques dans les bâtiments.

Les Cryptotermes : termites de bois sec dangereux pour le bois d’oeuvre. Présence en Guadeloupe à la Martinique, à la Réunion et Guyane.
Les Heterotermes : colonies très peuplées, individus de petite taille. Ils s’attaquent aux bois d’oeuvre, papier, carton... Présence en Guadeloupe, à la Martinique et en Guyane.
Les Coptotermes : termites souterrains qui apparaissent également au-dessus du sol, dégâts importants aux arbres et cultures. Présence en Guyane et à La Réunion.
Les Nasutitermes : termites le plus souvent arboricoles, dont le nid sphérique varie de 25 cm à 1 mètre de diamètre selon l’espèce. Il est construit sur ou au-dessus du sol, cordonnets sur les arbres. Présence en Martinique, Guadeloupe et Guyane. En Europe, 2 genres : les Kalotermes (famille Kalotermiditae, termites de bois sec) et les Reticulitermes (famille Rhinotermitidae, termites souterrains).

6 espèces en France :  

  • Le “Termite à cou jaune” Kalotermes flavicollis confiné au pourtour méditerranéen.
  • Le Reticulitermes lucifugus localisé dans les forêts méditerranéennes humides.
  • Le Reticulitermes flavipes appelé aussi le termite de Saintonge, qui se répand de la Baule à l’Estuaire de la Gironde, originaire d’Amérique, colonies très denses.
  • Autres espèces : Reticulitermes banyulensis (Languedoc-Roussillon), R. grassei (région bordelaise et sud-ouest en général), R. urbis (dans les villes du couloir rhodanien et de la côte d’Azur).

Ecologie et cycle de vie

Les termites sont des insectes sociaux. Ils vivent en colonies de dizaines de milliers, voire de millions d’individus. La termitière composée de loges, est toujours souterraine en Europe et n’est pratiquement jamais détectable. Un réseau de galeries permet un va-et-vient incessant des individus pour aller chercher leur nourriture parfois à plusieurs centaines de mètres du centre de la colonie. Lorsqu’ils rencontrent un matériau dur, ils construisent des cordonnets pour le contourner.

Leur comportement est régi par de nombreux modes de communication : signes, odeur de la colonie, vibrations. Le rôle des phéromones est prépondérant dans la structure de la colonie. Les termites se caractérisent par des pièces buccales broyeuses et par un abdomen relié au thorax. Il y a un échange complet de l’aliment entre tous ses membres appelé trophallaxie. Chaque colonie comprend plusieurs castes spécialisées, chaque caste a une apparence et un comportement différents.

L’oeuf

L’oeuf de termite ressemble à un petit haricot d’environ 0.5 à 0.8 mm à la ponte qui continue de grossir jusqu’à l’éclosion. Il peut alors atteindre une dimension de l’ordre du millimètre. Le plus souvent les oeufs sont groupés en petits amas. Les oeufs éclosent après 3 à 4 semaines. A l’éclosion, les larves nourries de salive se développent par mues successives.

Les larves et les nymphes

Les larves blanches et translucides de 1 à 3 mm sexuées mais non différenciées, vont par mues successives atteindre une des trois voies de développements possibles (soldats 2 à 5%, ouvriers 80%, ou nymphes 15 à 18%). Ce sont les nymphes qui évoluent en reproducteurs.

Evolution du termite

Les soldats

Stériles, blanchâtres, sans ailes, dotés d’une tête surpuissante de couleur pain brûlé, armée de deux mandibules proéminentes, d’un museau pour les nasitutermes, ils ont une longueur de 8 mm en moyenne. Leur rôle est de protéger la colonie et de défendre la termitière contre les agresseurs extérieurs, notamment les fourmis qui sont leur principal ennemi. Leurs mandibules sont si développées qu’ils sont incapables de se nourrir seuls.

Les ouvriers

Les ouvriers sont stériles. Dépourvus d’ailes, aveugles, blanchâtres, longs de 4 à 6 mm environ, ils composent la plus grande partie de la population. Ils sont les seuls responsables des dégâts. A l’aide de leurs mandibules tranchantes ils coupent, râpent, déchirent et malaxent leur nourriture. Ils creusent des galeries et construisent les tunnels. Ils sont également chargés de construire le nid et les cordonnets, d’entretenir la termitière, de s’occuper des oeufs et des jeunes, de récolter les aliments et de nourrir le reste de la colonie par transmission d’aliments (trophallaxie).

Les ailés ou les imagos

Insectes parfaits, appelés reproducteurs primaires. Dotés d’yeux, ils sont de teinte noire pour résister au soleil. Ils mesurent 11 mm, ailes comprises. Les 4 ailes sont identiques et dépassent largement du corps. Leur appareil reproducteur fonctionne. Il y a autant de mâles que de femelles. Seule cette caste est attirée par la lumière le jour lors de l’essaimage.

Le roi et la reine

Dans une colonie, il n’y a qu’un couple de reproducteurs primaires : le roi et la reine. En cas de mortalité ou pour un développement plus rapide de la colonie, ils peuvent être remplacés par des “néoténiques” mâles et femelles dits sexués de remplacement (larves ou nymphes aptes à développer rapidement leurs glandes sexuelles tout en conservant leur état de larve). Après avoir perdu leurs ailes, les femelles acquièrent un abdomen volumineux qui les rend presque complètement immobiles. Elle est capable de pondre chaque jour jusqu’à 2000 oeufs.

Essaimage et dégâts

L’essaimage et la reproduction

L’essaimage a lieu une fois par an, au printemps pour les termites souterrains et en septembre pour les termites de bois sec. Il s’étale sur plusieurs jours. Il rapproche des insectes issus de deux colonies de la même espèce. Les imagos, protégés par les soldats, s’élancent vers la lumière dès que le soleil atteint leur trou d’envol. Ils ne volent que sur quelques dizaines de mètres. Ils sont souvent pris à tort pour des fourmis volantes. Après l’essaimage, ils s’amputent de leurs ailes. Un couple royal, s’il survit aux prédateurs, fonde seul une colonie qui se développera discrètement et lentement. La présence d’eau est obligatoire pour le développement des colonies. La présence de termites dans les régions méridionales de la France démontre la préférence de cet insecte pour des températures ambiantes élevées. Si celles-ci peuvent lui être apportées par le climat, elles peuvent aussi lui être artificiellement fournies par le chauffage urbain. La température est un facteur clé dans le développement de la colonie. La température de la cellule royale est voisine de 34°.

Indices de présence et dégâts

Les termites sont difficiles à repérer car ils fuient la lumière cependant l’apparition d’un essaimage dans la maison, ou à proximité de celle-ci, est un premier indice de la présence d’une colonie de termites dans les environs. Sans trou, ni sciure en surface du bois, il semble difficile de repérer l’activité des termites. Cependant la plupart du temps ils sont trahis par les indices suivants : - Apparition de galeries-tunnels parcourant la surface des murs, du bois ou du sol, également appelées cordonnets et constituées d’un mélange de terre, d’excréments et de salive. - Dégradation de plinthes ou d’huisseries indiquant leur présence. - Présence d’ailes. - Traces d’humidité. - Petits points noirs sur le bois ou sur le plâtre, en fait des trous rebouchés parfois gros comme une tête d’épingle. Un sondage électronique (détecteurs acoustiques et détecteurs de mouvement) effectué par un professionnel, permet de localiser leur présence.

Comment un batiment est-il attaqué ?

Par le sol ou les sous-sols. Les ouvriers partent en exploration par l’intérieur des maçonneries, plâtres, doublages, parpaings, briques et tout autre interstice offrant des voies de circulation à l’abri de la lumière. Lorsqu’une pièce de bois est rencontrée, elle est rongée consciencieusement de l’intérieur. Les termites se déplacent également dans les cloisons en plâtre, perçant régulièrement les revêtements muraux de petits trous qu’ils rebouchent avec de la terre. Lorsque les dégâts sont apparents c’est la preuve que les termites sont au travail depuis déjà plusieurs mois.